Le 27 juillet 2011
Le 17 juillet 2011, la Banque du Canada a annoncé qu’elle maintient le taux cible du financement à un jour à 1 %. Le taux de la Banque demeure inchangé depuis le 8 septembre 2010.
Selon Mark Carney, le gouverneur de la Banque du Canada, la croissance économique mondiale se déroule essentiellement comme la Banque l’entrevoyait dans la livraison d’avril du Rapport sur la politique monétaire et continue de refléter une reprise à deux vitesses. Certains signes indiquent une croissance modeste dans les grandes économies avancées et une expansion robuste dans les pays émergents. La Banque admet que l’économie américaine a affiché une croissance plus lente que prévu et continue d’être bridée par l’assainissement des bilans des ménages et la progression modérée de l’emploi. S’il est vrai que la croissance dans les grandes économies d’Europe a été plus vigoureuse qu’escomptée, les mesures d’austérité budgétaire freineront l’expansion. Même si l’économie du Japon a commencé à se remettre des catastrophes survenues en mars, la vitesse de la croissance économique restera inférieure aux attentes. En revanche, la croissance dans les pays émergents demeure très forte.
Dans l’ensemble, la situation du marché financier est très encourageante et s’avère un soutien à la reprise de l’économie canadienne. La Banque maintient ses projections selon lesquelles toute réduction future de la détente monétaire doit être évaluée avec soin, donnant peut-être à croire qu’une augmentation des taux est à prévoir puisque le mot « éventuellement » a été retiré de ses commentaires sur le moment où les mesures importantes de détente monétaire prendront fin.
Produit intérieur brut (PIB)
La Banque a déclaré que l’expansion économique au Canada est conforme aux projections, même si la demande ne progresse pas aussi rapidement que prévu. Les investissements des entreprises, l’un des deux indicateurs clés de la Banque signalant une reprise économique durable, demeurent robustes. Les exportations nettes, le second indicateur clé signalant une croissance durable, restent faibles, sous l’effet de l’atonie de la croissance économique aux États-Unis, le principal partenaire commercial du Canada. Les exportations nettes sont également plombées par les problèmes qui continuent de se poser sur le plan de la concurrence, particulièrement la vigueur du dollar canadien. Malgré les avertissements répétés de la Banque à l’égard du niveau d’endettement des consommateurs canadiens, les dépenses des ménages continuent d’être fortes et de soutenir la croissance économique.
Tel qu’il est indiqué dans le numéro d’avril du Rapport sur la politique monétaire, la Banque entrevoit une nouvelle accélération de la croissance au Canada au second semestre de 2011. Les perturbations temporaires de la chaîne d’approvisionnement et la hausse des prix de l’énergie ayant ralenti la croissance au deuxième trimestre commencent à s’atténuer. Les dépenses des entreprises, particulièrement dans l’ouest du pays, devraient rester importantes, mais les exportations nettes devraient être légèrement plus faibles du fait de l’activité modérée aux États-Unis. On s’attend à ce que les dépenses des ménages demeurent élevées à mesure qu’elles se rapprochent du revenu disponible. La Banque prévoit que l’économie affichera un taux d’expansion de 2,8 % en 2011, comparativement à 2,9 % dans ses prévisions antérieures. La croissance prévue pour 2012 et 2013 demeure inchangée, à savoir 2,6 % et 2,1 %, respectivement.
Inflation
L’inflation mesurée par l’IPC global devrait demeurer supérieure à 3,0 % à court terme en raison de l’augmentation des prix des aliments et de l’énergie qui exerce une pression à la hausse sur les coûts pour les consommateurs. La Banque estime toutefois que ces facteurs sont temporaires et maintient ses prévisions à l’égard de l’indice des prix à la consommation qui devrait se contracter pour se situer à 2,0 % d’ici le milieu de 2012. En revanche, la Banque prévoit que l’inflation mesurée par l’indice de référence continuera de se situer autour de 2,0 %, et ce, jusqu’à ce que l’économie atteigne de nouveau sa pleine capacité vers le milieu de 2012. Cette situation reflète une inflation mesurée par l’indice de référence plus importante qu’escomptée dans l’annonce faite par la Banque en avril dernier, laquelle prévoyait qu’elle n’atteindrait pas le seuil de 2,0 % avant le milieu de l’année prochaine.
Monnaie canadienne
Bien que l’annonce de la Banque n’ait surpris personne, le dollar canadien a progressé, passant de 1,0429 USD à la fermeture des marchés le 18 juillet 2011 à 1,052 USD à midi le 19 juillet. 2011.
Prochaine annonce
La prochaine annonce de la Banque du Canada relative au taux cible du financement à un jour est prévue pour le 7 septembre 2011.
Maintenir l’accent sur les objectifs à long terme
MD suit de près les annonces de la Banque du Canada relativement aux taux d’intérêt. Ces annonces constituent un des nombreux facteurs économiques que nous analysons pour nous assurer de prendre des décisions éclairées pour vos placements. L’incidence des changements potentiels dans les taux d’intérêt continue d’être une des principales préoccupations des investisseurs, particulièrement ceux qui détiennent des portefeuilles obligataires. Nous continuons de suivre la situation de près. Nous sommes d’avis que les taux d’intérêt demeureront faibles à court terme au Canada, et ce, jusqu’à ce que les signes d’une inflation à plus long terme commencent à se manifester. Nous vous encourageons à vous en tenir à vos objectifs à long terme et à communiquer avec votre conseiller pour toute question portant sur votre portefeuille.