Le 6 décembre 2011
Le 6 décembre 2011, la Banque du Canada a de nouveau laissé son taux cible de financement à un jour inchangé, et l’a maintenu à 1,0 %. Le taux n'a pas varié depuis le 8 septembre 2010, date à laquelle il avait été majoré de 0,25 %.
La Banque a indiqué que les conditions se sont détériorées sur les marchés financiers internationaux depuis la parution au mois d’octobre du Rapport sur la politique monétaire en raison d’une aggravation de la crise de la dette souveraine en Europe. La Banque a aussi invoqué l’incertitude qui entoure les perspectives économiques mondiales pour justifier sa décision de ne pas modifier son taux de financement à un jour. La Banque s’attend maintenant à une récession plus prononcée que prévu en Europe à cause des mesures d’austérité et des réformes structurelles requises pour ramener à un niveau viable les déficits et l’endettement.
Aux États-Unis, les statistiques économiques révèlent que la croissance a récemment été un peu plus robuste qu’on ne l’avait d’abord prévu, mais la Banque du Canada continue de considérer le désendettement des ménages, les mesures d’assainissement budgétaire et les retombées de l’éventuelle récession en Europe comme des facteurs susceptibles de ralentir la croissance. À l’extérieur de l’Amérique du Nord, l’expansion en Chine et dans les autres économies émergentes est toujours forte, même si le ralentissement de l’économie mondiale et les effets à retardement des mesures de resserrement des politiques monétaires ont ralenti la croissance et l’ont ramenée à un niveau plus viable.
Globalement, la Banque a adopté dans son annonce un ton plus conciliant, posant peut-être ainsi les prémisses de nouvelles mesures de stimulation monétaire si les conditions continuent de se détériorer sur les marchés financiers.
Produit intérieur brut (PIB)
La Banque a aussi indiqué que les indicateurs économiques récents au Canada laissent entrevoir une croissance légèrement supérieure aux prévisions au deuxième semestre. Les entreprises continuent d’investir et les ménages, de dépenser, ce qui appuie l’économie. La Banque note cependant que l’affaiblissement des perspectives à l’étranger finira probablement par limiter la croissance et que la vigueur persistante du dollar canadien continue de nuire à la compétitivité des exportateurs canadiens.
Selon le Rapport sur la politique monétaire d’octobre, la Banque prévoit pour l’économie canadienne un taux de croissance de 2,1 % en 2011, de 1,9 % en 2012 et de 2,9 % en 2013.
Inflation
Même si l’inflation globale a récemment été un peu plus élevée que ce qui était escompté, la Banque s’attend à ce que le taux d’inflation recule sous l’effet de la réduction des pressions exercées par les prix des aliments et de l’énergie et de la présence continue d’une offre excédentaire dans l’économie. La Banque prévoit également une diminution de l’inflation de base dans un contexte où l’écart de production persistera pendant une bonne partie de 2013.
Monnaie canadienne
La décision de laisser inchangés les taux d’intérêt a eu peu d’effets sur la monnaie canadienne. Le huard ne s’était apprécié que d’un modeste 0,5 % à 0,9878 USD à 12 h 50 le 6 décembre 2011.
Prochaine annonce
La date prévue de la prochaine annonce relative au taux cible de financement à un jour a été fixée au 17 janvier 2012.
Liens
Communiqué de la Banque du Canada :
http://www.banqueducanada.ca/2011/12/communiques/fad-communiques-2011-12-06/